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À la limite

Pièce de danse théâtre - 50 minutes
Texte, chorégraphie et interprétation par Leïla Gaudin - Création lumière par Cyril Leclerc - Création musicale par moOx - Regard extérieur par Calyspo Baquey - Régie par Clémence Perrin

Présentation

À la limite c’est l’histoire d’une femme.  Elle est là, exposée aux regards, elle ne sait pas exactement où elle est, on ne saura pas non plus d’où elle vient. Elle sait juste qu’entre elle et le monde il y a une certaine distance. Et c’est cette distance qu’elle s’emploie à parcourir sous nos yeux. 

Spectacle coproduit par les Éclats Chorégraphiques et les Petites Scènes Ouvertes avec le soutien de l’association Beaumarchais – SACD, Mains d’Œuvres et Les Journées Danse Dense.

Tournée
À la limite à été créé en octobre 2012 au Moulin du Roc - Scène nationale de Niort et repris au Théâtre du Fil de l'Eau dans le cadre du Festival Incandescences (Pantin) et à la Chapelle St Vincent (La Rochelle) dans le cadre des Petites Scènes Ouvertes 2013

Extraits vidéos

Critiques
http://unsoirouunautre.hautetfort.com/ - par Guy Degeorges – 1er septembre 2013
Limite haute
Il s’agit, si cela est possible, d’abolir la distance. Leïla Gaudin ici sur scène est SDF. S’y risque, avec engagement, implication, mimétisme. Epurée dans l'approche. Cette distance que dans la rue nous établissons entre nous et eux, la chorégraphe la dissout paradoxalement en la transportant dans la relation d’artiste à spectateur. Proche du regard, immédiate. Elle restitue intacte la présence si forte des invisibles. Se soucie peu de la distance à garder entre le modèle et l’interprète, des procédés métaphoriques. L’adresse au public est directe, documentaire, naturaliste. Il ne s'agit pas tant de danser. Naïveté disent les uns. Humanisme, honnêteté, nécessité, je crois.

Retour sur un Premier Regard - par Marion Bati, directrice des Éclats Chorégraphiques
L’image est statique et très lentement s’anime, on perçoit le corps qui s’arqueboute, se tend, grimace parfois jusqu’à la laideur, l’assurance la porte puis la lache, elle se déplie lentement, hésite et d’un coup elle est là et s’adresse au public comme si nous étions au bistrot en face d’elle.
Le personnage est pris entre une sorte de gouffre  sans fond et une normalité apparente. Tout à coup il rayonne d’une liberté totale et l’action avance, marquée par des transitions ou la régisseuse Clémence vient au plateau pour nettoyer, changer, ramasser… Le dispositif lumineux évolue aussi et je me suis laissée prendre et emporter dans cette physicalité hors norme qui vient teindre le visage de Leïla tout au long de ce chemin où du corps émerge une parole au présent alors qu’il se dérobe, s’absente ou fuit…

Photo : Calypso Baquey

Pour plus d'information, merci de demander le dossier de présentation à contact@no-man-s-land.com