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I Love You

(c) Calypso Baquey

Spectacle de danse théâtre
Conception et direction : Leïla Gaudin
Interprétation et écriture de plateau : Leïla Gaudin, Anthony Breurec, Martin Tronquart
Direction musicale : Florian Billon
Création vidéo : Florent Gouëlou   
Photoraphie  : Calypso Baquey

Regards extérieurs : Charlotte Azan, Calypso Baquey, Thomas Chopin 

BO créée avec Anouk Aiata, Léopoldine HH, Luna Paese, Paloma Pradal et La Villageoise
Vidéo réalisée avec la participation de Jerzy Bielski, Jérémie Gardelli, Joana Schweizer, Martin Tronquart
Photographies réalisées avec la participation de Maëva Husband

Prélude en collaboration avec un groupe de danseurs amateurs 

Présentation
Un homme et une femme s’acharnent à concilier leurs amours avec l’idée qu’ils en ont. Mais à force de surgir, les désordres intimes s’imposent et laissent place à ces étranges compromis qui s’inventent de soi à soi.
Inspiré de lectures scientifiques et d’expériences vécues, I Love You raconte cette histoire avec un humour des plus sérieux. 

I love you : ébauche, une forme courte en prélude à la création a été présentée fin novembre 2014 à l’occasion des Sauvages au Regard du Cygne et à Danse en Chantier avec les Journées Danse Dense et Micadanses (Texte, chorégraphie et interprétation : Leïla Gaudin - Collaboration artistique : Calypso Baquey - Musique : moOx). 

Ce projet bénéficie d’une résidence aux Journées Danse Dense et au CDC la Briqueterie, de l’accompagnement et d'une corpoduction de micadanses, du soutien de la Maison des Métallos et de la mise à disposition de studios du CND de Pantin et de la Maison Populaire de Montreuil. Le projet musical est soutenu par la Spedidam.

Création
I Love You a été créé les 17 et 18 mars 2016 au studio le Regard du Cygne avec les Journées Danse Dense pour les festivals Signes de Printemps et Incandescences avec le groupe d'amateurs Chorégraphes en Escale, repris à la Marbrerie.

Critiques de I love you : ébauche
Toutelaculture.com – Camille Lucile Clerchon - Novembre 2014
Leïla Gaudin a dévoilé un pan de sa nouvelle création, sous une forme courte intitulée I love you : ébauche qui a trouvé sa juste place en tête des Spectacles Sauvages au studio Le Regard du Cygne.
Les Spectacles Sauvages du Regard du Cygne sont des plateaux partagés ouverts à l’expérimentation et à la prise de risque lors desquels plusieurs artistes présentent une forme courte ou un extrait. Ce 21 novembre, Leïla Gaudin aura donc ébloui, avec une proposition audacieuse et simple à la fois. I love you : ébauche traite du sentiment amoureux, mêle danse et théâtre et se révèle gorgé de justesse et d’autodérision.
Voici comment on se propose, sur papier, de traiter la question :
« Pour déployer l’imaginaire amoureux il faut de l’espace. De la distance. Donc peut être que l’autre est loin, ou mort. Ou pire, l’autre aime ailleurs. En tout cas, l’autre n’est pas là pour jouer son rôle.
Alors il y a la place d’aimer comme on rêve. Librement. Ou presque. »
Un solo donc, forcément, sur un plateau sobrement meublé d’une table et d’une chaise, et totalement habité par la présence délicate et léonine d’une Leïla Gaudin toute en crinière et robe rouge. Elle est équipée, comme il se doit, d’un téléphone portable (imaginaire) et d’un ordinateur portable avec une pomme dessus et webcam intégrée (bien réels, eux).
Leïla Gaudin dissèque alors l’attente amoureuse : comme une expérimentation, dans une approche presque naturaliste. C’est en espagnol que sont proférées les incantations de feu « llama me, llama me ». On s’intéresse aussi à ce qui se passe dans le corps aussi, pendant cette attente enfiévrée, où le temps joue des tour, où toute existence est à un autre rythme… C’est drôle et drôlement juste.
Bien sûr, le téléphone sonne, mais ce n’est pas l’interlocuteur attendu au bout du fil, car une seule personne au monde est attendue. Et pourtant quiconque sera volontaire pourra servir d’avatar, ce jour là, ce fût «Kevin». Car il en faut des avatars, pour montrer comme on peut être forte et fragile, pour jouer, faire un peu semblant, et traverser des crises existentielles.
Leïla Gaudin sait instaurer pour ce spectacle une communication toute particulière avec le public, et sa performance de danseuse et d’actrice, à la fois fragile et maîtrisée signe une forme courte que l’on souhaite très vite voir devenir longue, pour s’émerveiller inlassablement sur le potentiel inouï de ces trois mots : «I love you».

Unsoirouunautre.hautefort.com – Guy Degeorges - Novembre 2014
Chaque fois que j’en ai la possibilité, je viens assister à l’un de ces après-midi « Danse en chantier ». Il me semble que ces présentations sont destinées à une audience de professionnels. Quoiqu’il en soit j’y vais. Des chorégraphes viennent présenter des extraits de créations en cours, à divers stades d’inachèvement. Lumières et musiques font parfois défaut. Et ils en parlent, sur le plateau. Ils s’interrogent à haute voix sur le processus. Pour certains expriment leurs doutes. Ce qui est montré se prête plus à l’échange qu’à la critique. La fragilité est évidente. C’est une situation à risque. Je ne devrais même pas en parler. Je ne devrais même pas écrire à ce sujet.
(…)
De ce que je ressens de quelques conversations, Leïla Gaudin est une jeune femme habitée, intense. J’avais été très impressionné par son fort engagement dans son travail sur les SDF (Errance et À la limite). Quand elle explique traiter maintenant du sentiment amoureux (dans une perspective interculturelle), je ne doute pas qu’elle le fera avec la même exigence. L'extrait qu'elle interprète me surprend, montre qu’elle ne s’interdit aucun moyen, de la voix à la vidéo, de l’usage des langages, de l’adresse au public. Et – c’est important - ses explications témoignent à la fois de modestie et d'ambition. Le titre est trouvé, il semble qu’il n’aurait pu être autre: I love You.

Pour plus d'information, merci de demander le dossier de présentation à contact@no-man-s-land.com